Vendredi 6 février
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07:30
Nous arrivons à la voiture et nous l’aidons à l’installer, la douleur semble s’être atténuée légèrement et semble être en dessous du seuil de tolérance d’Aurélie qui en est plutôt habituée. Nous
décidons d’adopter la même technique, mais Marc préfèrerait me passer le volant et l’aider de son mieux. Tant pis pour l’assurance, on s’arrangera en cas d’accident. Il fait le tour pour se
mettre à ses cotés, je me charge de l’aider à se déchausser de sa chaussure, elle n’est plus capable de faire quoi que ce soit. Son petit joli pied nu se retrouve à un moment au creux de ma main,
il est tout chaud et mes doigts épousent sa cambrure. Je me rends compte qu’en fait elle me l’a abandonné, je porte tout le poids de sa jambe. Marc m’aide à le positionner sur le siège, je le lui
passe comme si il s’agissait d’un paquet. Il me dit qu’en fait elle s’endort, sûrement la fatigue a eu raison d’elle. Je lui réponds que c’est tant mieux pour elle, il lui faut du repos, le
cachet anti-douleur qu’elle a pris après le café, commence peut être à faire effet, il était temps. Je rejoins la place du conducteur aux cotés de ma femme, elle est bien contente que je sois
prés d’elle. Sa circulation a commencé a reprendre et la couleur de ses orteils revenir à la normale. « Je sens que ça va mieux déjà. Je ressens des picotements sur tous mes orteils, comme
si on me piquait avec des aiguilles chaque fois que je les bouge. Tu penses que c’est normal ?» me dit elle. Je regarde ses orteils très enflés encore. Je ne vois pas d’amélioration.
« Oui je pense, mon bébé, que c’est normal, ta circulation reprend, tu vas voir ça va aller mieux petit à petit. » je lui réponds.
Notre trajet jusqu’ à la région Parisienne se passe sans encombre, nos deux compagnes ont été sous le charme des cachets anti-douleurs, à tel point que nous nous sommes permis d’échanger nos
places, Marc n’étant pas rassuré des conducteurs Parisiens et leur conduite quand il y a un novice comme moi au volant. Je propose à Marc et Aurélie de passer la nuit chez nous, vu qu’il y a une
clinique spécialisée en orthopédie dans notre quartier, on pourrait faire ausculter Aurélie au plus vite par l’urgentiste de service. Nous habitons au deuxième étage avec ascenseur contrairement
à l'appartement de Marc qui n’a pas d’ascenseur. D’autant plus que la chambre d’amis est toujours libre. Le couple accepte, de toute façon Aurélie ne se sent pas capable de grimper les trois
étages de leur appartement. Nous nous retrouvons donc tous les quatre dans notre appartement. La cheville de ma femme n’est plus du tout enflée, ses orteils peuvent enfin remuer à leur guise.
Elle en est libérée, son plâtre ne semble pas la gêner outre mesure, elle a maintenant les réflexes nécessaires à une personne ne devant pas poser son pied à terre. On la voit se débrouiller dans
l’appartement comme si elle avait l’habitude depuis longtemps. Elle s’est déjà déchaussée, m’a demandé de l’aider pour faire sa toilette, puis a mis sa chemise de nuit préférée qui lui va si
bien. Son chausson ayant tendance à s’échapper de son pied, elle décide de béquiller pied nu dans l’appartement. C’est de la moquette épaisse, partout sauf dans la cuisine.
Par castlover
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Mercredi 4 février
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07:30
Une fois la porte franchie, elles
s’effondrèrent chacune dans nos bras. Ma femme, ses mains étant prises par les cannes anglaises, enfouit sa tête sur mon torse en criant qu’elle n’en pouvait plus de ce plâtre, elle voulait qu’on
le lui retire au plus vite. Je lui répondais que c’était juste un mauvais moment à passer, que dans quelques semaines tout ça serait fini. Aurélie
pouvant libérer ses mains, serra Marc très fort en restant appuyé sur ses béquilles. Marc la serra aussi dans ses bras, en évitant de mettre de pression supplémentaire sur ses aisselles déjà
douloureuses. Pour la première fois il entendit Aurélie craquer en pleurs, la douleur semble être insupportable. Bien que tous les deux nous adorions les consoler comme je pense la majorité des
hommes, nous nous sentons totalement impuissant devant un tel désarroi. Marc ne peut soulager Aurélie
d’aucune façon, il ne peut pas lui faire disparaître la douleur, ni l’aider à marcher, ni soulager ses aisselles de plus en plus douloureuse. Quant à moi, je ne me pose pas de question, je
soulève ma femme dans mes bras, tant pis pour le regard des autres. Elle enlace ses bras autour de mon cou, adosse sa tête sur mon torse et ferme les yeux, elle a envie de disparaître. Sa jambe
plâtrée est pendante, je suis encore plus impressionné par ses orteils encore plus boudinés. J’ai l’impression qu’ils vont exploser d’un moment ou à un autre. Elle tient ses béquilles de sa main
gauche en essayant de ne pas les mettre entre mes jambes, il manquerait plus qu’on s’étale tous les deux ensemble. Je demande à Marc de me passer les clés de sa voiture, je vais la déposer et je
reviens, j’ai une petite idée pour Aurélie. J’accompagne ma femme jusqu’à la voiture et l’installe délicatement sur le siège avant. Elle n’a aucune sensation au niveau de ses orteils, elle ne se
rend même pas compte qu’ils se heurtent le sol à un moment, je les vois se plier juste ce qu’il leur est possible. Je l’aide à soulever sa cheville et la positionner sur le tableau de bord. La
circulation devrait reprendre petit à petit. Je l’abandonne une fois qu’elle est bien installée et qu’elle n’a besoin de rien.
Je me précipite
pour aider Aurélie qui est toujours serrée à Marc. Il est content de me revoir aussi vite, il semble être désarmé complètement. Je lui explique comment je vois les choses, Aurélie est prête à
accepter toute proposition, du moment qu’on l’aide a regagner la voiture. Mon idée consiste à mettre ses béquilles l’une sur l’autre et les prendre chacun par un bout au plus proche d’Aurélie qu’on
aide à prendre place. Le temps qu’on se mette en place, elle se retrouve sans aucun appui pour garder l’équilibre, par réflexe elle sautille pour ne pas tomber, une douleur encore plus forte à
l’avant pied lui remonte la jambe, nous avons juste le temps de la faire asseoir sur notre brancard improvisé, elle pleure à chaude larme, Marc se met au plus prés d’elle pour qu’elle puisse se
tenir à lui, elle le serre dans ses bras comme un petit enfant, qui a un gros chagrin. On en profite pour nous diriger au plus vite vers la voiture. Le système quoique inesthétique semble être
efficace, Marc fait un signe de la tête pour me féliciter de l’idée que j’ai eu. Il n’aurait pas pu la prendre dans ses bras aussi délicatement.
Par castlover
-
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Dimanche 1 février
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17:33
Elle occupait la même chambre
qu’elle. Le pare brise avait éclaté et l’avait blessé aux yeux. On l’avait opérée mais elle a dû rester aveugle avec des bandages pendant plus de 15 jours. Elle souffrait d’une fracture des
cervicales, des clavicules. Elle portait un plâtre lui immobilisant les bras, le cou et le torse. Quant à ses jambes l’une d’entre elles était mis en traction avec des poids. Quant à l’autre elle
avait dû être amputée, vu qu’elle avait été complètement broyée lors de l’accident. « Je peux vous dire que c’est un peu grâce à elle que j’ai gardé le moral, vu son état. C’était moi qui la
soutenait, en l’absence de sa famille. » déclare t-elle. « Je l’ai revu, en chaise roulante lors d’une visite à mon orthopédiste, elle m’a
reconnue à la voix, comme elle n’avait pas pu me voir, elle s’en était remise plus ou moins, elle avait retrouvé la vue complètement et l’usage de ses bras. Son unique jambe était plâtrée encore,
elle me racontait qu’elle avait des problèmes de consolidation et qu’elle en avait encore pour un moment. Mais malheureusement pour l’autre jambe, il a fallu effectuer une nouvelle amputation qui
a rendu le port d’une prothèse trop contraignante. Pour elle après la guérison de sa jambe, c’était béquilles et chaise roulante à vie. C’est affreux, si jeune… » Devant une telle histoire
nos compagnes ne pouvaient que se sentir mieux. Mine de rien cette femme venait de prouver qu’il y avait pire et qu’il leur fallait juste être patiente, elles allaient guérir très vite,
contrairement à l’autre femme. Sur cette petite histoire bien triste mais très encourageant pour les petites blessures dont souffraient nos éclopées, la femme prit congé en leur souhaitant un bon
rétablissement.
L’addition payée,
nous commençâmes à nous lever de table, j’aidais ma femme à se lever, je remarquais que ses orteils avaient triplés de volume, je ne les reconnaissais pas. Eux qui étaient si fins, étaient
complètement boudinés, à ne plus les reconnaître. Elle me chuchota qu’elle sentait son plâtre serré depuis le milieu du repas mais elle ne se doutait pas que son pied avait enflé à ce point.
La position debout fut, je pense des plus douloureuse depuis son plâtrage. Elle ne sentait, ni ne pouvait remuer ses orteils, ils étaient pour ainsi
dire ankylosés et presque bleu. J’étais incapable de l’aider devant cette douleur. Je lui proposais de la porter, mais elle me répondit que vu l’endroit où on était on se ferait encore plus
remarquer. Elle commença donc à béquiller en serrant les dents. Je lui ouvris le passage du mieux que je pouvais, en poussant des chaises qui se trouvaient sur notre passage. Elle béquillait la
tête basse et n’était pas fier de montrer son pied nu aux autres convives du restaurant. Sa pudeur d’avant son plâtrage était revenue à la charge. Le travail qu’avait fait Aurélie sur elle avait
pratiquement disparu. Cette dernière n’était pas non plus dans un meilleur état, elle avait très mal à l’avant de son pied, bien qu’elle ne pouvait nullement les bouger, elle sentait une franche
douleur pendant qu’elle béquillait. Elle s’arrêtait à chacun de ses pas et faisait une pause de quelques secondes. Marc se trouvait dans la même situation que moi, incapable d’aider la pauvre
Aurélie, courbé sur ses béquilles à chacune de ses fréquentes pauses. Ses aisselles aussi commençaient à souffrir, à chaque fois qu’elle prenait appui dessus. Elle qui aimait se rendre dépendante,
n’en pouvait plus. Mais elle pensait, comme ma femme à cette fille qui était condamnée à marcher avec des béquilles pour le restant de sa vie. Elle avançait lentement, les yeux rivés sur son plâtre
et ses orteils bandés. Les clients du restaurant les observaient avec pitié. On entendit des « …les pauvres filles, elles ont l’air de souffrir…plâtre…béquilles…fracture…pied.. ». On
avait l’impression que toute la salle ne parlait que de ça. Nous avions qu’une seule hâte, c’était de sortir du restaurant. Les filles faisaient de leur mieux, avançant sur leur béquilles aussi
vite que leur permettait leur résistance à la souffrance.
Par castlover
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Vendredi 30 janvier
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07:30
Pendant le repas
deux d’entre elles comme d’habitude ne manque pas de tomber au sol dans un gros bruit métallique, faisant tourner la tête à tout le monde. On ne sait
pas si on doit être fier d’avoir perturbé tout ce beau monde ou faire comme si de rien n’était. A un moment nous voyons une femme, sûrement la plus jeune de la salle, hormis nos compagnes, aller
aux toilettes situées au fond de notre salle pas loin de notre table. Elle est habillée très classe avec des talons aiguilles, un tailleur d’un bleu
très beau, elle est blonde. Ses cheveux ondulent comme dans les pubs que l’on voit à la télé, et on devine qu’elle le vaut bien. Elle esquisse un petit sourire de connivence à nos compagnes, on
voit bien qu’elle hésite à nous déranger. Elle en profite que ma femme lui réponde par un sourire de politesse pour engager la conversation. « J’ai entendu par le maître d’hôtel que vous aviez
été victime d’une chute de parachutisme…je voulais vous souhaiter à toutes les deux bon courage, c’est pas toujours évident la vie sur les béquilles. Je me suis sentie un peu concernée par votre
histoire, comme j’ai un peu vécue la même. Mon fils m’avait offert un coffret sensation et comme je voulais toujours en faire, j’ai choisi… Mon parachute s’est mis en torche au dernier moment et
j’ai fait une chute libre de plus de 80 m. Et vous comment c’est arrivé ? » Nous demande t-elle. Aucun de nous n’ayant d’expérience réelle en
parachutisme, nous regardons Aurélie qui nous a mis dans ce pétrin en mentant au maître d’hôtel. Aurélie ne se démonte pas pour autant et déclare qu’elle est monitrice de parachutisme et qu’en fait
une petite rafale de vent de dernière minute les a projetés vers des rochers au dernier moment. L’explication semble satisfaire notre dame. Personne
n’est surpris lorsque Aurélie lui demande de quel type de blessure elle a souffert. On a l’impression que cette dernière n’attendait que cela : « Oh si vous saviez, je me suis dit quitte
à me casser quelque chose, autant minimiser les dégâts, j’ai sacrifié ma jambe droite, elle a tout pris lors du choc. Résultat multiples fractures sur le tibia et le fémur et dislocation de la
hanche. J’ai dû rester alitée plus de 3 mois avec un fixateur externes pour le tibia qui était presque en miettes. Le plus long fut quand même sa guérison, avec les 3 mois supplémentaires de plâtre
je n’ai pu reprendre l’appui que plus de 9 mois après l’accident. Et vous, dit elle en regardant les plâtres de chacune, c’est grave ? » Aurélie notre parole lui explique qu’elles ont eu
de la chance quelque part de s’en tirer pour ma femme avec une entorse grave, quant à elle, elle a eu moins de chance, fracture du tibia et péroné, ainsi que tous ses orteils. Ce dernier petit
détail incite naturellement notre invité à lorgner sur sa cheville. Je suis le seul, en tant que caster, à réaliser qu’Aurélie l’a emmener là où elle voulait. Elle se fait même un malin plaisir
même à lui exposer sa cheville plâtrée et ses orteils bandés. Mais une douleur grandissante la dissuade vite de continuer son petit jeu. Elle siffle de douleur, alors que la femme lui dit de ne pas
se donner du mal pour elle. Elle est très étonnée de voir ce type d’immobilisation, pourtant à l’hôpital elle en a vu de toutes sortes. Elle se rappelle de cette jeune femme qui suite à un accident
de voiture est arrivée dans un état catastrophique...
Par castlover
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Mercredi 28 janvier
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07:30
Il
n’est pas loin de 13 heures quand nous nous décidons de nous arrêter à un restaurant. Le seul restaurant ouvert dans ce petit village est un restaurant de type gastronomique, dans la cour ne sont
stationnés que des véhicules haut de gamme. Nous hésitons un instant, mais le rapport qualité prix semble être imbattable et à priori nous n’avons pas le choix. Nous aidons à nouveau nos compagnes
à sortir de voiture après que Marc se soit renseigné qu’il y ait une table disponible sans avoir fait de réservation. Je dépose délicatement le plâtre d’Aurélie sur la banquette, elle tourne sur
elle-même et s’assoit dans le bon sens, elle ne ressent aucune douleur tant qu’elle prend énormément de précautions, elle qui d’habitude est très dynamique semble être très diminué de la sorte.
Elle essaye de saisir sa petite chaussure, mais semble avoir très peur d’une nouvelle douleur. C’est à ce moment que Marc revient et se saisit de sa chaussure et prend son joli pied pour le
chausser. J’en profite pendant qu’il lui attache ses petites sangles pour aller aider ma femme, elle a toujours son plâtre sur le tableau de bord et ses orteils sont toujours collés au pare brise,
elle a du mal à l’enlever, je me saisis de son talon avec ma main gauche et de ses orteils de ma main droite et je le lui descends au sol. Son mignon petit pied m’a manqué, elle aussi d’ailleurs,
je l’embrasse d’un petit baiser qu’elle me rend, prouvant que je lui ai manqué aussi. Je la relève et elle sautille sur sa jambe valide pour s’éloigner un peu de la voiture, son plâtre toujours
pendant. Je la vois un peu remuer ses orteils, comme ils sont restés immobiles pendant tout le trajet. Je vois le deuxième orteil monter sur le gros orteil, pour finalement transmettre un mouvement
de vague à ses voisins. Je lui passe ses cannes sur lesquelles elle prend appui et béquille en faisant le tour de la voiture. Vu l’heure tardive à laquelle nous sommes arrivés nous n’avons pas pu
nous garer prés de l’entrée. Aurélie prend mille précautions pour ne pas subir de nouvelles vagues de douleurs, elle avance très lentement en faisant bien attention de garder sa cheville devant
elle quand elle béquille. Nous sommes vraiment désolé de ne pas pouvoir l’aider plus, elle doit marcher lentement, le moindre saut semble lui être fatal. Quand elle fait une pause pour reprendre
son souffle, elle appuie ses aisselles, ce qui l’oblige toujours à être courbée. Ses aisselles lui font mal comme la partie des béquilles qui les épouse est entièrement en bois !!! Ma femme
fait aussi des pauses, c’est une longue distance pour quelqu’un qui marche avec des béquilles. Elle aimerait pouvoir poser son plâtre au sol à chacune de ses pauses, mais on le lui a strictement
interdit et vu l’expérience malheureuse d’Aurélie, elle s’efforce d’obéir aux consignes. Elle commence à avoir mal à ses paumes de mains, des ampoules semblent apparaître avec l’échauffement
produit par cette utilisation. Elle les retire de temps en temps pour vérifier qu’elle n’a pas de cloques qui se forment. Je la rassure en disant qu’elle est presque arrivée. A la porte du
restaurant le maître d’hôtel nous observe et nous attend. Quand on approche il se renseigne : « Elles ont eu un accident ? les pauvres. » Aurélie, à notre grande surprise, lui annonce que c’est un saut en parachute dont l’atterrissage s’est mal passé. Fracture multiples de la cheville pour toutes
les deux qui ont sauté en tandem. Le maître d’hôtel semble être désolé pour elles et nous invite à le suivre. Nous entrons dans une salle pratiquement pleine. On a l’impression que tous les
notables des alentours se sont donnés rendez vous. Ils sont tous habillés très classe, surtout les femmes, la plus part ont la cinquantaine, mais semblent être sortis d’un défilé de haute couture.
Nous faisons un peu tâche dans ce décor avec nos jeans et habits de week-end. Ma femme regarde ses orteils découverts et ressent ce besoin irrésistible de les cacher, comme elle l’avait ressentie
après son plâtrage. Elle essaye de cacher au mieux son bout de pied découvert. Je me pose à coté d’elle pour l’aider au mieux, comprenant sa position. Aurélie quant à elle garde ses yeux rivés sur
son plâtre et reste concentrée pour éviter tout choc ou mouvement brusque. Notre cortège formé par nos deux éclopées ne passe pas inaperçu, un silence semble s’installer à cause de la curiosité de
chacun. Certains se font des commentaires entre eux, d’autres reprennent leur conversation. On verra même une personne appeler le maître d’hôtel et lui demander ce qui leur était arrivé. Nous
arrivons tant bien que mal à notre table, les filles malgré leur douleur ont su rester très classe dans leur béquillage. Nous les installons au mieux. L’espace entre les tables étant minime, ma
femme n’a pas de place pour poser sa jambe sur une chaise, elle est obligée de la poser à terre, sur la moquette épaisse du restaurant qu’elle ressent lorsque ses orteils l’effleurent. Quand à
Aurélie, devant garder son pied à la verticale et ne devant absolument pas le poser au sol, elle est bien embêtée. Marc a une idée lumineuse en lui proposant son genou, sur lequel elle pourra poser
le sien et ainsi laisser pendre sa jambe. La solution semble être la meilleure mais très douloureuse lorsqu’elle positionne son genou. La traction importante sur son mollet provoque une douleur
jusqu’à la inconnue. Mais ça reste supportable, après un petit moment de souffrance elle s’ajuste au mieux sur sa chaise, bien qu’elle ne soit obligée de s’asseoir de travers. Marc prend soin de
garder son autre jambe assez loin pour qu’il ne heurte par mégarde ses orteils bandés. Nous déposons les béquilles de ces dames adossées au mur derrière notre table.
Par castlover
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Publié dans : Les plâtres du mariage
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