Partager l'article ! Quoi de plus merveilleux que de consoler une femme plâtrée !!: Une fois la porte franchie, elles s’effondrèrent chacune dans nos bras. M ...
Une fois la porte franchie, elles
s’effondrèrent chacune dans nos bras. Ma femme, ses mains étant prises par les cannes anglaises, enfouit sa tête sur mon torse en criant qu’elle n’en pouvait plus de ce plâtre, elle voulait qu’on
le lui retire au plus vite. Je lui répondais que c’était juste un mauvais moment à passer, que dans quelques semaines tout ça serait fini. Aurélie
pouvant libérer ses mains, serra Marc très fort en restant appuyé sur ses béquilles. Marc la serra aussi dans ses bras, en évitant de mettre de pression supplémentaire sur ses aisselles déjà
douloureuses. Pour la première fois il entendit Aurélie craquer en pleurs, la douleur semble être insupportable. Bien que tous les deux nous adorions les consoler comme je pense la majorité des
hommes, nous nous sentons totalement impuissant devant un tel désarroi. Marc ne peut soulager Aurélie
d’aucune façon, il ne peut pas lui faire disparaître la douleur, ni l’aider à marcher, ni soulager ses aisselles de plus en plus douloureuse. Quant à moi, je ne me pose pas de question, je
soulève ma femme dans mes bras, tant pis pour le regard des autres. Elle enlace ses bras autour de mon cou, adosse sa tête sur mon torse et ferme les yeux, elle a envie de disparaître. Sa jambe
plâtrée est pendante, je suis encore plus impressionné par ses orteils encore plus boudinés. J’ai l’impression qu’ils vont exploser d’un moment ou à un autre. Elle tient ses béquilles de sa main
gauche en essayant de ne pas les mettre entre mes jambes, il manquerait plus qu’on s’étale tous les deux ensemble. Je demande à Marc de me passer les clés de sa voiture, je vais la déposer et je
reviens, j’ai une petite idée pour Aurélie. J’accompagne ma femme jusqu’à la voiture et l’installe délicatement sur le siège avant. Elle n’a aucune sensation au niveau de ses orteils, elle ne se
rend même pas compte qu’ils se heurtent le sol à un moment, je les vois se plier juste ce qu’il leur est possible. Je l’aide à soulever sa cheville et la positionner sur le tableau de bord. La
circulation devrait reprendre petit à petit. Je l’abandonne une fois qu’elle est bien installée et qu’elle n’a besoin de rien.
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