Partager l'article ! Le diagnostic de la cheville d'Aurélie: Nous approchons de la clinique, j'indique à Marc comment se garer au plus prés de l'entrée. ...
Nous approchons de la clinique, j'indique à Marc comment se garer au plus prés de l'entrée. Nous aidons Aurélie à descendre de voiture, elle a de plus en plus mal, ça se voit à son visage déchiré par la douleur. Marc doit aller garer la voiture pendant que j'aide Aurélie à avancer vers l'entrée. J'en profite pour appeler l'orthopédiste, il nous demande d'attendre dans la salle d'attente d'un de ses collegues, comme il n'est pas là ce jour, il va pouvoir l'ausculter dans son cabinet. Je continue à marcher prés d'Aurélie qui se trouve devant 3 marches à grimper. Cet exercice est devenu pour elle le plus dur comme elle doit maintenir sa cheville au sol devant elle. Elle s'oblige à relever son plâtre vers l'arrière pour ne pas se heurter aux marches. J'imagine sans peine la douleur qu'elle ressent lorsque ce geste est réalisé. Elle serre les dents et à la troisième marche je vois des larmes perler sur ses joues. Je la réconforte du mieux que je puisse, elle me demande de la tenir, elle ne se sent pas bien, je la prends dans mes bras. Marc arrive au bon moment, j'ai juste le temps de lui dire qu'elle va s'évanouir que je la sens glisser de mes bras. Je la retiens juste à temps. Marc la soutient par l'arrière et la prend dans ses bras. Elle s'est évanouie. Ses mains lâchent les cannes, je les prends alors que Marc l'emmène dans la salle d'attente que je lui indique. Le médecin nous y attend déjà. On lui informe qu'elle s'est évanouie juste à l'instant. Il nous demande de l'étendre sur le lit d'auscultation. Il prend son poul et fait les gestes habituels que l'on fait dans ce cas. Il nous rassure que ce n'est rien de grave, elle va retrouver ses esprits dans très peu de temps. Il faut qu'il détermine au plus vite ce qu'elle a. Il faut déjà profiter de son inconscience pour l'examiner. Alors qu'elle revient petit à petit à elle, elle se demande où elle est. On lui explique que le médecin est en train de l'ausculter et qu'elle était tombée dans les pommes. Le médecin la rassure en lui disant qu'elle est en de bonnes mains. Vu la douleur qu'elle ressent dés qu'il essaye d'enlever les bandages que nous lui avons fait, il décide de lui faire respirer un gaz qui va l'endormir légèrement. Au bout de 10 secondes elle est déjà ailleurs, elle plâne. Il en profite pour libérer ses orteils bandés. Ils sont très très enflés, ça ne le rassure pas du tout. Il faut la déplâtrer aussi pour voir l'état de sa cheville.La scie oscillante ne réveille nullement Aurélie qui semble être dans un rêve. On l'entend marmonner derrière son masque, mais ce ne sont que des balbutiements. Sa cheville est enfin libérée, le médecin lui enlève toutes les protections contre le plâtre. Le diagnostic est rapide est clair, son tendon peronier est rompu ainsi que les tendons au niveau des 3 derniers orteils. Une blessure qu'il n'a jamais vu de sa vie, tellement elle est rare. Il doit appeler un professeur à Paris pour prendre conseil, pendant ce temps il faut hospitaliser Aurélie le temps de trouver un créneau pour l'opération d'ici un ou deux jours. Il demande à se secretaire de trouver une chambre de libre en urgence, elle lui indique que justement, il y a une personne qui devait se faire opérer qui venait de se désister. Elle allait pouvoir prendre sa place autant au niveau de la chambre qu'au niveau de l'opération prévue le lendemain à 14 h. Voilà qui est arrangé. Deux infirmiers transfèrent Aurélie sur un brancard et nous l'accompagnons à sa chambre. L'orthopédiste passe son coup de fil et nous rejoint.
Avril 2025 | ||||||||||
L | M | M | J | V | S | D | ||||
1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
28 | 29 | 30 | ||||||||
|
Merci encore une fois d'agrémenter le tout avec des photos,elles sont magnifiques