Le blog de Castlover
Pendant le repas
deux d’entre elles comme d’habitude ne manque pas de tomber au sol dans un gros bruit métallique, faisant tourner la tête à tout le monde. On ne sait
pas si on doit être fier d’avoir perturbé tout ce beau monde ou faire comme si de rien n’était. A un moment nous voyons une femme, sûrement la plus jeune de la salle, hormis nos compagnes, aller
aux toilettes situées au fond de notre salle pas loin de notre table. Elle est habillée très classe avec des talons aiguilles, un tailleur d’un bleu
très beau, elle est blonde. Ses cheveux ondulent comme dans les pubs que l’on voit à la télé, et on devine qu’elle le vaut bien. Elle esquisse un petit sourire de connivence à nos compagnes, on
voit bien qu’elle hésite à nous déranger. Elle en profite que ma femme lui réponde par un sourire de politesse pour engager la conversation. « J’ai entendu par le maître d’hôtel que vous aviez
été victime d’une chute de parachutisme…je voulais vous souhaiter à toutes les deux bon courage, c’est pas toujours évident la vie sur les béquilles. Je me suis sentie un peu concernée par votre
histoire, comme j’ai un peu vécue la même. Mon fils m’avait offert un coffret sensation et comme je voulais toujours en faire, j’ai choisi… Mon parachute s’est mis en torche au dernier moment et
j’ai fait une chute libre de plus de 80 m. Et vous comment c’est arrivé ? » Nous demande t-elle. Aucun de nous n’ayant d’expérience réelle en
parachutisme, nous regardons Aurélie qui nous a mis dans ce pétrin en mentant au maître d’hôtel. Aurélie ne se démonte pas pour autant et déclare qu’elle est monitrice de parachutisme et qu’en fait
une petite rafale de vent de dernière minute les a projetés vers des rochers au dernier moment. L’explication semble satisfaire notre dame. Personne
n’est surpris lorsque Aurélie lui demande de quel type de blessure elle a souffert. On a l’impression que cette dernière n’attendait que cela : « Oh si vous saviez, je me suis dit quitte
à me casser quelque chose, autant minimiser les dégâts, j’ai sacrifié ma jambe droite, elle a tout pris lors du choc. Résultat multiples fractures sur le tibia et le fémur et dislocation de la
hanche. J’ai dû rester alitée plus de 3 mois avec un fixateur externes pour le tibia qui était presque en miettes. Le plus long fut quand même sa guérison, avec les 3 mois supplémentaires de plâtre
je n’ai pu reprendre l’appui que plus de 9 mois après l’accident. Et vous, dit elle en regardant les plâtres de chacune, c’est grave ? » Aurélie notre parole lui explique qu’elles ont eu
de la chance quelque part de s’en tirer pour ma femme avec une entorse grave, quant à elle, elle a eu moins de chance, fracture du tibia et péroné, ainsi que tous ses orteils. Ce dernier petit
détail incite naturellement notre invité à lorgner sur sa cheville. Je suis le seul, en tant que caster, à réaliser qu’Aurélie l’a emmener là où elle voulait. Elle se fait même un malin plaisir
même à lui exposer sa cheville plâtrée et ses orteils bandés. Mais une douleur grandissante la dissuade vite de continuer son petit jeu. Elle siffle de douleur, alors que la femme lui dit de ne pas
se donner du mal pour elle. Elle est très étonnée de voir ce type d’immobilisation, pourtant à l’hôpital elle en a vu de toutes sortes. Elle se rappelle de cette jeune femme qui suite à un accident
de voiture est arrivée dans un état catastrophique...
Ven 30 jan 2009
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