Le blog de Castlover
Nous
extirpons nos deux éclopées de la voiture, Marc va chercher les béquilles d’Aurélie dans le coffre, alors que je récupère celles de ma femme. Nous aidons chacun nos compagnes à se mettre sur leurs
béquilles. Ma femme semble de plus en plus à l’aise, la voila avançant sur ses cannes, sa jambe plâtrée pendante à l’arrière, elle plie tellement son genou qu’il n’y a aucun risque que ses orteils
ne touchent terre. Je trouve vraiment admirable lorsque par réflexe elle relève ses orteils pour éviter bien qu’ils n’aient aucune chance d’y arriver de frotter le sol boueux. Je la tiens quand
même par le bras pour éviter qu’elle ne glisse comme nous sommes garés sur le bas coté de la route. En ce qui concerne Aurélie on se trouve tous impuissants devant toute cette douleur qu’elle
subit. C’est de pire en pire, le moindre mouvement lui semble être impossible. Marc lui propose de la porter, mais on se rend vite compte qu’une pression sur sa jambe provoque aussi des douleurs,
elle doit se débrouiller avec ses béquilles. Ma femme en d’autres circonstances l’aurait traité de Mamie, mais là elle se contente de l’attendre et de l’encourager du mieux qu’elle puisse. Aurélie
arrive enfin à sortir de la voiture, elle se positionne sur ses béquilles, sa position courbée accentue sa dépendance. Elle reprend son souffle et
évacue petit à petit ces douleurs qui la taraudent. On est tous à nouveau après ces quelques années de son accident, admiratif devant un tel courage. Pendant que Marc l’aide à faire le tour de la
voiture et avancer par petits pas glissés pour qu’elle soit du bon coté pour positionner sa jambe, j’aide ma femme à grimper sur le siège et positionner son plâtre sur le tableau de bord. Je vois
ses orteils se coller au pare brise à un moment, elle les garde ainsi en fait pour bien caler sa cheville et éviter qu’elle ne se balade. De l’autre
coté Aurélie a fini par atteindre sa place, bien que connaissant maintenant sa tendance à accentuer son état de dépendance, j’ai du mal à croire cette
fois ci que les douleurs ne sont pas réelles. Quand elle se positionne sur le siège ses orteils bandés heurtent le siège de devant, je sens vraiment sa douleur qui se lit à travers son visage. Je
n’en reviens pas qu’en si peu de temps son état ait tellement empiré. Je l’aide à s’installer et à positionner sa cheville sur le siège. Une fois la porte fermée elle s’y adosse, elle est obligée
de se déchausser pour ramener sa jambe valide aussi sur le siège et elle plie sa jambe pour positionner sa cheville blessée à plat sur la banquette. Me voila donc assis à ses cotés, saisissant sa
cheville plâtrée délicatement en prenant soin de la garder le plus à la verticale possible, c’est un peu comme si elle posait sa cheville au creux de ma paume de main. J’évite la zone bandée dans
laquelle sont prisonniers ses orteils, en y regardant de plus prés le seul bout d’ongle visible est celui du deuxième doigt de pied, parfaitement manucuré. Je tiens sa cheville plâtrée par le talon
en évitant toute secousse. Elle tient son genou avec ses mains pour éviter toute pression sur sa cheville.
Mer 21 jan 2009
2 commentaires
Je n'en doute pas que vous êtes tous trés jaloux !!! hi hi !!!
castlover
Il y a de la place pour moi dans la voiture?
Morningcast - le 23/01/2009 à 02h05
merci