Elle voit le médecin sortir d’un tiroir des bandes de gaze et du coton. Il insère des bout de cotons
entre chacun de ses orteils et les bande un a un en commençant par les plus douloureux. Les mains expertes du médecin sexagénaire évitent toutes douleurs inutiles. L’espace entre chacun des orteils
est tout à fait régulier, seul un petit bout est visible. L’ensemble, une fois terminé forme une boule blanche aplatie d’où on voit émerger des toutes petites parties de chairs que laissent
apparaître ses orteils. La pédicure n’est plus mise en évidence. Le médecin avec une note d’humour lui dit « Au moins vous pourrez dire que vous avez les doigts de pied en éventail !!!
Essayez de ne pas faire de gestes brusques, le tendon n’étant plus rattaché à quoi que ce soit, les douleurs risquent d’être très violentes. Mais ne vous inquiétez pas tant que vous ne posez
pas le pied à terre, il n’y aura pas de problème. ». Sur ce il lui prescrit des anti-douleurs. Au moment de sortir, il voit que Marc la reprend
dans ses bras, il est étonné qu’elle n’ait pas de cannes pour se déplacer, il lui faut un peu d’autonomie. Il leur dit qu’il va leur prêter une paire de béquilles, ils les rapporteront quand ils
passeront la prochaine fois dans les alentours. Au grand étonnement de tous, il leur tend des vraies béquilles qui se positionnent sous les aisselles, c’est tout ce qu’il lui reste, et il avoue
qu’il aimerait s’en débarrasser, finalement. Ce sont des béquilles entièrement en bois, y compris la partie sous aisselles. Aurélie se met debout et le médecin les ajuste à sa hauteur. En fait le
médecin explique qu’il ne faut pas qu’elle s’appuie complètement sur ses aisselles, ils ne doivent servir que pour les coincer. Elle doit utiliser ses mains sur la petite poignée transversale et y
prendre appui comme sur des cannes anglaises traditionnelles. Aurélie est maintenant positionné entre ses nouvelles amies les béquilles. A l’arrêt elle peut poser ses aisselles sur ses béquilles,
mais ça lui impose de se courber un peu en avant. Elle a l’impression qu’elle est une soumise devant ces deux hommes qui l’observent de haut. Son premier pas est un petit saut, mais une douleur
déchirante la rappelle à l’ordre. Le médecin lui rappelle qu’il ne faut pas qu’elle sautille, le tendon va se déplacer encore. Il faudrait qu’elle garde son pied le plus parallèle au sol, juste
devant elle. C’est ainsi qu’elle effectue son premier pas sur ses béquilles en bois, elle a une vue sur sa cheville vu qu’elle la maintient devant ses yeux. Son allure est extrêmement lente, la
moindre accélération lui fait sursauter de douleur.
Lun 12 jan 2009
2 commentaires
Super scénario, impatient de lire la suite. Félicitation
Anonyme - le 12/01/2009 à 08h51
Salut l'anonyme,
Merci de ton message, j'espère que la suite te plaira !!!
castlover
J'adore essayer de me demander ou commence et s'arrete les partie réeles de celles inventées. c'est genial j'adore. j'attend avec impatience les lundi mercredi et vendredi matin bye
neophyte - le 14/01/2009 à 15h42
Dis toi que la vérité réside dans les faits, aprés ce n'est que de la rédaction toute simple en mettant en valeur des évènements différents.
Merci pour ta régularité !!!!
Félicitation